Pour la première fois, l’empreinte carbone émise par le football et le rugby en France a été quantifiée dans un rapport du Shift Project. Selon ce think tank, cofondé par l’ingénieur Jean-Marc Jancovici et spécialisé dans la transition écologique, ces deux sports émettent 2,2 millions de tonnes de CO2 par an. Mais des leviers existent pour inverser la tendance.
Le monde du sport commence-t-il à se préoccuper de son empreinte carbone ? C’est du moins ce que laisse présager le nouveau rapport du Shift Project, intitulé « Décarbonons le sport – Un premier applicatif au football et au rugby« . Ce dernier a été présenté le jeudi 13 février au siège de la Fédération française de football.
Prenant en compte à la fois la pratique en amateur et professionnelle, le Shift Project a quantifié l’empreinte carbone des deux sports « emblématiques » français, le football et le rugby. À eux seuls, ils rassemblent « près de 2,5 millions de licenciés » pour la saison 2022-2023, dont 2,1 millions rien que pour le football, et attirent pas moins de 14 millions de spectateurs.
Résultat, le bilan carbone de ces deux sports est très élevé : 2,2 millions de tonnes de CO2 émises chaque année. Soit l’équivalent de l’empreinte carbone annuelle de l’ensemble des habitants d’une ville comme Rennes ou Lille, comme l’explique ce think tank spécialisé dans la transition climatique. Mais 80 % de ces émissions proviennent de la pratique en amateur. Attention toutefois, prise individuellement, l’empreinte carbone d’un joueur professionnel est 40 fois plus élevée. La raison ? Ses déplacements, le plus souvent effectués en avion.
