Ils vont faire le tour du monde pour apporter de nouvelles solutions technologiques, mais low cost, pour résoudre le problème de la pollution plastique. L’équipe de Plastic Odyssey veut aider à installer des micro-usines de recyclage sur les côtes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud, sur les lieux où les déchets sont le plus souvent évacués dans l’océan. Pendant une semaine, Novethic met un coup de projecteur sur les startups responsables qui vont changer nos habitudes.
La startup à impact Plastic Odyssey est née de ce constat. L’équipe, dirigée par Simon Bernard, un ingénieur de la marine marchande, a décidé d’œuvrer dans trois directions : développer des micro-usines de valorisation des déchets, sensibiliser à la réduction de l’usage du plastique et… parcourir le monde en bateau pour diffuser les innovations "low tech" (l’inverse de "high tech") dans les pays en ayant le plus besoin. Une idée originale à l’heure où les innovations sur le recyclage du plastique proviennent plutôt d’industriels qui bâtissent des business models plus adaptés à l’occident.
Un projet en plusieurs phases
En 2020, le véritable bateau, un catamaran de 25 mètres, prendra l’eau pendant trois ans pour faire plusieurs dizaines d’escales sur les côtes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du Sud. À son bord, des démonstrateurs des différentes technologies de recyclage mises au point par les équipes de Plastic Odyssey : la machine équipée d’un capteur de tri pour reconnaître facilement les différents types de plastique, l’extrudeuse pour transformer les déchets recyclables en objets réutilisables et l’unité de pyrolyse pour transformer le plastique non recyclable en carburant.
L’équipe de Plastic Odyssey compte implanter des petites usines de valorisation le long des côtes, permettant à la fois de faire des déchets locaux une véritable ressource, tout en créant de l’emploi local. Ce voyage autour du monde va permettre de faire connaître ses technologies frugales, de sensibiliser les populations locales à l’économie circulaire et d’emmagasiner de l’expérience.
La jeune pousse prévoit ensuite de produire ses solutions en série, pour véritablement changer d’échelle. Son modèle économique, basé actuellement sur le mécénat par de grandes entreprises, comme L’Occitane, et le sponsoring pour toute l’odyssée en bateau, devrait alors devenir celui d’une entreprise normale.