C’était une des promesses d’Emmanuel Macron : interdire sous trois ans le glyphosate en France. Pourtant, cette mesure n’apparaît à aucun moment dans le projet de loi Alimentation en examen actuellement à l’Assemblée nationale. Si Nicolas Hulot y est favorable, le gouvernement s’est prononcé contre un amendement dans ce sens.
Le gouvernement contre un amendement interdisant le glyphosate
"J’ai demandé au gouvernement de prendre les dispositions nécessaires pour que l’utilisation du glyphosate soit interdite en France dès que des alternatives auront été trouvées, au plus tard dans 3 ans", tweetait-il le 27 novembre dernier. Avant de rétropédaler et d’évoquer des "exceptions". Lors de ses vœux au monde agricole le 25 janvier, il a promis que pour les 10 % d’agriculteurs qui étaient dans l’impasse, il "n’imposerait jamais une sortie s’il n’y a pas d’alternative".
Mais au sein du gouvernement, les voix sont discordantes. Nicolas Hulot, lui, est clairement favorable à son inscription dans la loi. "Si on ne se fixe pas ces points d’étape, je sais très, très bien qu’il ne se passera rien", a t-il déclaré sur BFM TV.
"Il n’est pas trop tard pour l’intégrer à la loi"
Dans ce sillage, plus de 30 organisations de Foodwatch à Greenpeace en passant par UFC-Que Choisir ont lancé une pétition demandant à la France de respecter son engagement de sortir d’ici 2020 du glyphosate, car "il n’est pas trop tard, cet engagement peut encore être intégré dans la loi".
Marina Fabre @fabre_marina