Environnement, social, prix… Le deuxième syndicat agricole français va noter les relations entre agriculteurs et industrie

Noter les relations entre agriculteurs et industrie agroalimentaire, c'est l'idée de la coordination rurale. - @CC0
Noter les relations entre agriculteurs et industrie agroalimentaire, c'est l'idée de la coordination rurale. – @CC0

La Coordination rurale, deuxième syndicat agricole, a annoncé le lancement d’une démarche de notation des relations commerciales entre les agriculteurs et l’industrie agroalimentaire, y compris les coopératives, visant à promouvoir les bonnes pratiques.

"Il faut que les partenaires deviennent partenaires d’égal à égal avec l’industrie agroalimentaire", a expliqué Véronique Le Floc’h, secrétaire générale de la Coordination rurale, lors d’une conférence de presse.
Le programme de travail et les premiers indicateurs de cette démarche de notation de la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) de l’agroalimentaire seront dévoilés en octobre 2019. "Pour garantir sa crédibilité et son indépendance, la Coordination rurale portera cette démarche en interne mais s’appuiera sur des expertises extérieures pour développer les méthodes de notation qui seront validées par un comité d’experts indépendants", assure le syndicat dans un communiqué.
Outre les dimensions économiques et sociales, l’environnement sera également pris en compte car la pression sur les prix a inévitablement une répercussion sur les modes de production et donc un impact sur les ressources naturelles, a ajouté le syndicat.
Attentes des consommateurs
Et inversement, les nombreuses démarches de différenciation (sans OGM, lait au pâturage, volailles en liberté, etc.) que recherchent de plus en plus les consommateurs doivent continuer de profiter aux agriculteurs, selon la Coordination rurale.
La Coordination rurale, deuxième syndicat agricole derrière la FNSEA aux dernières élections aux chambres d’agriculture en 2013, présente des listes dans quasiment toutes les chambres départementales pour les prochaines élections qui auront lieu du 15 au 30 janvier.
Le syndicat, qui préside quatre chambres d’agriculture dont une avec la Confédération paysanne, estime qu’il pourrait remporter une dizaine d’autres chambres où les résultats étaient très serrés en 2013. "Nous ne sommes pas là pour éradiquer la FNSEA mais pour rééquilibrer le paysage syndical", a indiqué le président du syndicat, Bernard Lannes, qui milite pour des "chambres d’agriculture neutres sans favoritisme ni discrimination".
La Rédaction avec AFP

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