Uber a gardé secret le piratage de 57 millions de comptes clients

Uber a payé 100 000 dollars des hackers pour qu'une cyberattaque ne soit pas rendue publique.
Uber a payé 100 000 dollars des hackers pour qu'une cyberattaque ne soit pas rendue publique.

Uber, l’entreprise de transport, a subi un piratage de masse avec le vol d’informations de 57 millions de comptes d’utilisateurs et de 600 000 chauffeurs. Selon l’entreprise, les données bancaires n’ont pas été touchées. L’entreprise a fait le choix de garder cette information secrète. 

La série noire continue chez Uber. Après les affaires de harcèlements au siège californien, les menaces sur le droit d’exploitation à Londres et en Inde, c’est une cyberattaque que l’entreprise de transport aurait caché. Mardi 21 novembre, le PDG a révélé que les données de 57 millions d’utilisateurs à travers le monde ont été piratées à la fin 2016.
Parmi les 57 millions d’utilisateurs figurent 600 000 chauffeurs dont les noms et les numéros de permis de conduire ont été piratés. Les noms des utilisateurs ainsi que leurs adresses électroniques et leurs numéros de téléphone mobile ont été subtilisés, a indiqué Dara Khosrowshahi, dans un communiqué.
Sur la base d’expertises externes, le patron affirme que l’historique des trajets, les numéros de carte et de comptes bancaires, les numéros de sécurité sociale et les dates de naissance des utilisateurs n’auraient en revanche pas été piratés. Dara Khosrowshahi, qui a été nommé à la tête d’Uber fin août, souligne qu’il a été informé récemment de cet incident.
100 000 dollars pour garder le secret
Il précise que deux individus ne faisant pas partie de l’entreprise seraient responsables de ce piratage. "L’incident n’a pas atteint les systèmes de l’entreprise ni son infrastructure", ajoute-t-il par ailleurs. Selon Bloomberg, Uber aurait payé 100 000 dollars les hackers afin qu’ils ne divulguent pas cet incident, une information qui n’a pas été confirmée par l’entreprise.
Ce piratage est le dernier d’une longue série aux États-Unis. Début septembre, c’est l’entreprise Équifax, qui récolte et analyse les données personnelles de clients qui sollicitent un crédit, qui avait révélé une intrusion de mi-mai à fin juillet dans ses bases de données. Les informations personnelles (noms, numéros de sécurité sociale, dates de naissance…) de plus de 145 millions de clients américains et d’autres au Canada et en Grande-Bretagne avaient alors été dérobés.
La rédaction avec AFP

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