Terrorisme, parité, contenus haineux… Au sommet Tech for good, les géants du numérique s’engagent

Twitter Elysée - Une vingtaine de pays et les acteurs du numérique ont signé l'appel de Christchurch.
Twitter Elysée – Une vingtaine de pays et les acteurs du numérique ont signé l'appel de Christchurch.

À l’occasion de la deuxième édition du sommet Tech for good à Paris pour un numérique responsable, Emmanuel Macron et son homologue néo-zélandaise ont lancé l’appel de Christchurch en référence à l’attentat contre deux mosquées en Nouvelle-Zélandaise et retransmis en direct sur les réseaux. Les géants de la tech se sont engagés à prendre des mesures contre la propagande terroriste en ligne. 

C’était le 15 mars 2019. En direct sur Facebook, dans deux mosquées de Christchurch en Nouvelle-Zélande un homme tue plus de 51 personnes et en blesse 41. Pendant 17 minutes des milliers d’internautes suivent cette scène de terreur. La vidéo est ensuite reprise sur Youtube où elle réalisera des millions de vues.
"Notre objectif est simple : que ce qui s’est passé ne se reproduise jamais", a déclaré Emmanuel Macron, le 15 mai lors d’une conférence de presse commune avec la Première ministre de Nouvelle-Zélance, Jacinda Ardern.
L’appel de Christchurch contre la propagande terroriste
"Ce qui s’est passé à Christchurch ce n’est pas seulement un attentat terroriste abject, c’est la transformation une nouvelle fois de l’internet en une machine de propagande folle au service de la fracture de nos sociétés, de la guerre de tous contre tous, un objectif recherché par les terroristes d’extrême droite comme par les terroristes islamistes", a ajouté le Président.
Pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent en ligne, la France et la Nouvelle-Zélande ont initié "l’appel de Christchurch". À travers cet appel, Facebook (et ses filiales WhatsApp et Instagram), Google (et sa filiale Youtube), Twitter, DailyMotion, Microsoft ou encore Qwant s’engagent à "élaborer des procédures permettant de réagir rapidement, efficacement et de manière coordonnée à la diffusion de contenus terroristes et extrémistes violents (…)". 
De la parité et moins de contenus haineux
Au-delà de cet appel, les géants de la Tech, réunis pour la deuxième édition du sommet Tech for good organisé par la France ont pris quelques engagements pour un secteur numérique plus responsable. Ainsi 45 groupes technologiques ont annoncé viser un objectif de 30 % de femmes dans le management et la direction d’ici 2022 contre 15 % aujourd’hui.
La régulation des contenus haineux sur les réseaux sociaux était également à l’ordre du jour. Vendredi 10 mai le Président de la République a reçu à l’Élysée le patron de Facebook, Mark Zuckerberg. La France prépare en effet un projet de loi qui contraindrait les réseaux sociaux à faire face à leur obligation de transparence et à appliquer une modération rapide des contenus haineux sous peine d’une amende pouvant atteindre 4 % du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise. Le délai de 24 heures pour supprimer un contenu haineux fait débat. Selon Le Monde, Mark Zuckerberg y aurait exprimé des réticences.
Marina Fabre, @fabre_marina

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