La décision du ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, qui voulait en finir avec les Soulèvements de la Terre via leur dissolution, n’était ni "nécessaire, ni adaptée, ni proportionnée". C’est l’avis du Conseil d’État qui a annulé la dissolution du collectif jeudi 9 novembre en application du droit français qui garantit constitutionnellement la liberté d’association. Cela remet clairement en cause les accusations "d’éco- terrorisme" sur lesquelles reposait la dissolution. Une victoire pour le mouvement et ses soutiens.
Les réactions se sont multipliées à propos de cette décision, en tendance sur X/Twitter tout l’après-midi, avec une tonalité dominante. La décision du Conseil d’État est considérée comme une victoire pour le mouvement et une défaite pour Gérald Darmanin. Les Soulèvements de la Terre ont choisi l’humour pour tourner en dérision cette dissolution finalement invalidée et souligner sa disproportion.
Culte ! @GDarmanin et la dissolution des Soulèvements de la terre ! pic.twitter.com/WTwqnMOenj
— Les Soulèvements de la Terre (@lessoulevements) November 9, 2023
"Ni adapté, ni nécessaire, ni proportionnel" de le dissoudre
Le @Conseil_Etat annule le décret de dissolution du "groupement de fait" #LesSoulèvements de la Terre au terme d’une décision très nuancée qui mérite d’être lue jusqu’au bout avant de parler de victoire ou de défaite 1/..https://t.co/CbyH4yqXkJ
— Arnaud Gossement (@ArnaudGossement) November 9, 2023
La portée la plus importante de la décision du Conseil d’État concerne la défense de la liberté d’association. Il estime que la dissolution "porte une atteinte grave à la liberté d’association, principe fondamental reconnu par les lois de la République". C’est très important pour les associations dont les modes d’actions visent à interpeller. Elles se sentaient menacées par la dissolution reposant sur une lecture extensive de la loi sur le séparatisme de 2021.
Anne-Catherine Husson-Traore, directrice des publications de Novethic