Les opérations de dépollution au large du Cap Corse ont débuté lundi 8 octobre et devraient durer plusieurs jours après la collision de deux navires dimanche qui a laissé échapper du fuel en mer, a-t-on appris auprès de la préfecture maritime de Toulon.
Une marée de fuel s’étendait lundi matin sur une vingtaine de kilomètres, en taches disloquées par le vent, au large de la Corse. La quantité de fuel qui s’est déversé dans la Méditerranée est évaluée par la préfecture maritime de 40 à 200 mètres cubes.
Cette pollution fait suite à la collision dimanche d’un navire roulier tunisien, l’Ulysse, parti de Gênes (Italie) vers Tunis, avec le porte-conteneurs chypriote, CLS Virginia, alors au mouillage à environ 28 km au nord-ouest du cap Corse. Le choc a provoqué une brèche dans la coque du porte-conteneurs laissant échapper du fuel de propulsion du navire.
Sur place, deux navires français et deux italiens sont déjà présents, et un autre navire de chaque pays doit encore arriver. L’objectif est d’empêcher au maximum tout nouveau dégagement de carburant de la soute du porte-conteneurs qui a été endommagé, et de récupérer le fuel qui s’en est déjà échappé.
Barrage flottant
"Avec le vent, le ruban de fuel (qui faisait environ 4 km de long sur 100 m de large dimanche soir, ndlr) s’est étendu et disloqué", a expliqué un porte-parole de la préfecture maritime. Le carburant est toujours poussé par le vent vers le nord-ouest, s’éloignant des côtes corses.
Les opérations de dépollution consistent à déployer un barrage flottant pour limiter l’extension de la traînée et concentrer la pollution. Le barrage se fait grâce à un système de bras articulé qui concentre le fuel puis avec un écrémeur qui le récupère ensuite.
Parallèlement, "des discussions sont en cours pour établir dans quelles conditions on peut désincarcérer les deux navires", a encore précisé la préfecture maritime. Les deux navires devraient ensuite rejoindre un port, en étant soit remorqués, soit escortés.
La Rédaction avec AFP