Longtemps, les plages bordées de palmiers le long de la rive de Kuta Beach à Bali ont fait office de paradis pour touristes. Mais le sable blanc est maintenant jonché de tant de détritus charriés par l’océan Indien qu’un état d’"urgence déchets" a été déclaré.
"Quand je veux me baigner, ce n’est pas très agréable…", raconte à l’AFP Vanessa Moonshine, touriste autrichienne au bord d’une plage du district de Kuta Beach, dans le sud de l’île. "Je vois beaucoup de détritus ici, tous les jours, tout le temps. Ca vient toujours de l’océan, c’est vraiment horrible". Les monticules qui s’accumulent sur les plages nuisent à la réputation de Bali, présentée comme une île de rêve aux eaux turquoise, et mettent en exergue le problème des ordures en Indonésie.
A Bali, le phénomène s’est aggravé au point que les autorités locales ont déclaré en novembre un état d’"urgence déchets" le long d’une rive de six kilomètres comprenant les plages de Kuta, Jimbaran et Seminyak, districts les plus fréquentés de l’île – qui a déjà accueilli plus de cinq millions de touristes cette année.
La coalition Océans propres
"Les déchets dérangent les touristes d’un point de vue esthétique mais le problème du plastique est bien plus grave que cela: des microplastiques peuvent contaminer les poissons qui, s’ils sont mangés par des humains, peuvent provoquer des problèmes de santé comme le cancer", explique le chercheur.
Le gouvernement indonésien s’est engagé à réduire les déchets en plastique marins de 70 % d’ici à 2025. Il entend augmenter le recyclage des détritus – quasi inexistant pour le moment -, lancer des campagnes de nettoyage et réduire l’utilisation des sacs en plastique dans le commerce de détail.
A Bali, là aussi, le gouvernement régional "devrait allouer plus de fonds budgétaires pour sensibiliser le public à la protection des cours d’eau et à la nécessité de ne pas y jeter de déchets", estime-t-il.