Le coût des récents ouragans et séismes outre-Atlantique évalué à 95 milliards de dollars

Lloyd's et Swiss Re sont pour l'instant les plus impactés par les ouragans et séismes.
Lloyd's et Swiss Re sont pour l'instant les plus impactés par les ouragans et séismes.

Le réassureur Swiss Re estime que les ouragans Harvey, Irma et Maria ainsi que les séismes au Mexique vont lui coûter 3,6 milliards de dollars. L’une des factures les plus salées dans le secteur de l’assurance. Rien que la série d’ouragans et de séismes récents fait monter la facture à 95 milliards de dollars. Et sur l’ensemble de l’année, les professionnels pensent atteindre 130 milliards de dollars.

On s’en doutait, la facture 2017 des récentes catastrophes naturelles va être salée. Plusieurs géants de l’assurance ont déjà commencé à publier leurs premières estimations. Vendredi 20 octobre, le premier réassureur européen Swiss Re a ainsi dévoilé que les ouragans Harvey, Irma et Maria, ainsi que les séismes au Mexique, vont coûter 95 milliards de dollars au secteur de l’assurance. Un chiffrage qui rejoint l’estimation faite un peu plus tôt par le Français Scor.  
Swiss Re paie lui-même un lourd tribut pour ces récents événements avec un impact évalué à 3,6 milliards de dollars sur le seul troisième trimestre, net de rétrocession et avant impôts. Après la Lloyd’s avec 4,5 milliards de dollars pour Harvey et Irma, c’est lui qui porte pour l’instant la charge la plus importante. "Les catastrophes naturelles les plus récentes ont été considérables", a souligné Christian Mumenthaler, le directeur général de Swiss Re, dans un communiqué.   
Vers un impact inédit
L’année 2017 devrait donc atteindre des sommets. Selon l’assureur australien QBE, "il est probable que 2017 se révèle être l’année la plus coûteuse de tous les temps pour l’industrie de l’assurance". En prenant en compte toutes les catastrophes de l’année en cours, Hannover Re, le troisième réassureur mondial, a indiqué que les pertes assurées pourraient atteindre des niveaux similaires aux pics de 2005 (126 milliards de dollars) et de 2011 (134 milliards), comme le rapportent Les Échos.
Le réassureur allemand a déjà prévenu qu’il ne tiendrait pas ses objectifs. Du côté de Swiss Re, on reste en revanche confiants. David Cole, son directeur financier, assure "conserver une position de capital très solide et une flexibilité financière élevée". À l’avenir, la facture des catastrophes naturelles devrait continuer à s’envoler. Leur coût a déjà été multiplié par cinq ces quinze dernières années. 
Concepcion Alvarez @conce1

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