Le compte à rebours a commencé. Dans un peu moins de 500 jours aura lieu à Paris la 21e session des négociations onusiennes sur le climat. Pour les entreprises françaises qui ont intégré la lutte contre le changement climatique dans leur stratégie, la conférence constitue une formidable opportunité. Elles comptent bien profiter de l’évènement pour mettre en avant leur engagement et leur savoir-faire. Et fourbissent déjà leurs armes.
Les entreprises "sont parmi les principaux acteurs en mesure de réduire les émissions et d’en limiter les effets", écrivent-ils. Les signataires vont donc multiplier les évènements jusqu’à la tenue de la COP pour "démontrer, par un dialogue constructif avec les pouvoirs publics, combien les entreprises assumeront leurs responsabilités dès lors que les règles fixées par les gouvernements – dans un cadre mondial aussi harmonisé que possible entre principaux pays émetteurs – favoriseront la visibilité et les changements de comportement". Une condition qui est encore loin d’être remplie.
Une Exposition universelle des solutions vertes
Le but : montrer au grand public que les entreprises apportent des solutions en matière d’énergie, de mobilité, de télécommunications ou encore d’alimentation. Comment ? D’abord par le biais d’une plateforme internet, vitrine des engagements, produits et services des entreprises partenaires. Puis avec une sorte d’exposition universelle des solutions vertes qui sera montée dans les 4000 m² du Grand Palais, en parallèle des négociations onusiennes qui se tiendront au Bourget.
Une question de survie pour les entreprises
Le lobby du charbon s’y était montré omniprésent. Ce qu’avaient dénoncé avec force les organisations non gouvernementales (ONG). "Nous attendons que les entreprises que nous appelons ‘progressistes’, c’est-à-dire qui promeuvent les énergies renouvelables, l’efficacité énergétique… prennent la parole en amont de la Conférence de Paris en 2015. Malheureusement, celles-ci sont moins nombreuses, moins puissantes et moins écoutées que les multinationales de l’énergie fossile", regrettait alors Célia Gautier, du Réseau Action Climat. Certaines entreprises semblent avoir entendu le message.