Climat, finance, biodiversité… pourquoi il faut revoir la saga Harry Potter

Et si Voldemort était le symbole du réchauffement climatique ? - Warner Bros
Et si Voldemort était le symbole du réchauffement climatique ? – Warner Bros

Le premier volet des films Harry Potter, diffusé le 14 avril à la télévision, a encore suscité l’engouement. Dix ans après la diffusion de la saga, les histoires de J.K. Rowling trouvent toujours un écho particulier dans notre réalité. Entre Harry Potter qui, tel Greta Thunberg, tente de lancer l’alerte sur un danger qui menace l’humanité entière, Hagrid, défenseur de la biodiversité, qui essaye de maintenir l’équilibre de la Forêt interdite, et le monde de la finance qui, face au danger, reste stoïque… la saga Harry Potter représente bien plus qu’une jolie fable. 

Harry Potter, un lanceur d’alerte à la Greta Thunberg


C’est une menace sous-jacente et l’humanité préfère fermer les yeux devant le danger. Harry Potter, lanceur d’alerte, a beau crier haut et fort que Voldemort, Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom, est de retour, il a du mal à se faire entendre. Une situation qui fait écho à la jeune militante Greta Thunberg, qui a dû faire le piquet de grève devant le Parlement suédois pendant des jours avant d’être réellement écoutée sur l’urgence climatique. Face à eux, les climatosceptiques s’organisent en tentant de disqualifier leurs propos. Pire, certains dirigeants consentent mais ne luttent pas, ni contre Voldemort ni contre le changement climatique. Pour faire réagir la population, les jeunes se mobilisent. Greta Thunberg a lancé des marches pour le climat et est soutenue par Extinction Rebellion, un collectif de désobéissance civile qui mène des actions coups de poing mettant en lumière les activités des entreprises polluantes. Harry Potter est lui aussi épaulé par un mouvement de désobéissance civile : l’Armée de Dumbledore, une organisation secrète qui tente de déjouer les plans de Dolores Ombrage, la directrice de Poudlard alliée de Voldemort.



Gringotts, la banque de l’ancien monde


La finance durable est loin d’être une préoccupation pour la banque Gringotts. La seule préoccupation des gobelins, qui gèrent l’établissement bancaire, consiste à mettre la fortune des sorciers sous clé et à la protéger coûte que coûte. Pas question d’investir pour le futur, Gringotts travaille autant pour les mange-morts que pour les autres sorciers. Pas question non plus de respecter quelque éthique dans les affaires, la banque amasse les artefacts précieux dans ses coffres quelle qu’en soit la provenance. Les gobelins acceptent sans rechigner de stocker l’épée de Gryffondor et la coupe de Helga Poufsouffle, deux biens volés, dans le caveau de Bellatrix Lestrange, l’une des membres de la garde rapprochée de Voldemort. Enfin, la préservation de la biodiversité ne les préoccupe pas non plus : leur principale protection est un dragon enchaîné, torturé, affamé et dressé pour tuer les intrus.



Hagrid, protecteur de la biodiversité   


Des plantes aux super-pouvoirs qui soignent ou vous percent les tympans comme les Mandragores, des araignées gigantesques, un serpent de six mètres de long, un chien à trois têtes, des dragons cracheurs de feu… la faune et la flore occupent une place très importante dans l’univers de Harry Potter. Hagrid, demi-géant et gardien des Clés et des Lieux de Poudlard, a un amour particulier pour ces animaux fantastiques et tente de les protéger. En tant que garde-chasse, son rôle est notamment de maintenir l’équilibre de l’écosystème de la forêt interdite qui borde l’école. Mais Dolores Ombrage, suppôt de Voldemort, entend bien le déstabiliser. Cette dernière, qui croit à la supériorité des sorciers sur les Moldus (humains sans pouvoir magique) considère les centaures comme des êtres "sauvages" et tente de les soumettre à son autorité. Une situation qui trouve un écho dans le paysage mondial actuel où les protecteurs de l’environnement et de la biodiversité sont en danger permanent. Tous les ans, plus d’une centaine de défenseurs de la nature sont ainsi retrouvés assassinés. 


Marina Fabre, @fabre_marina et Arnaud Dumas, @ADumas5
Aller au contenu principal