Néfastes pour la santé, ils gaspillent des kilomètres de papier, et ils ont une durée de vie très souvent limitée à quelques secondes à peine. Mais les tickets de caisse pourraient disparaître en 2020. Jusqu’à Noël, Novethic vous propose d’ouvrir une case de son calendrier de l’Avent. Chaque jour, vous découvrirez une bonne nouvelle qui prouve que le combat pour le climat, l’environnement, la biodiversité, l’égalité n’est pas perdu.
848 000 mètres de papier par an rien que pour un hypermarché. L’intérêt des tickets de caisse est aujourd’hui remis en cause. La députée LREM de l’Hérault, Patricia Mirallès, soutenue par une quarantaine de parlementaires, souhaite faire interdire leur impression systématique d’ici 2020. Elle a déposé début novembre une proposition de loi en ce sens. Le texte devrait être débattu au cours d’une niche parlementaire fin janvier ou début février.
12,5 milliards de tickets sont imprimés en France chaque année. "Alors même que peu de clients les consultent in fine et qu’ils ne constituent pas pour les commerçants une obligation (sauf pour les prestations supérieures à 25 euros TTC), l’impression des tickets de caisse est en France, et à la différence de nombreux autres pays européens, systématique. Souvent non désirés par les clients, ces tickets de caisse ont une durée de vie souvent inférieure à quelques secondes puisque jeté par le commerçant lui-même", explique la députée dans son exposé des motifs.
Impact sanitaire
Elle propose donc que l’impression du ticket de caisse ne soit plus systématique sauf demande contraire du client. La députée met également en cause l’impact sanitaire de ces petits bouts de papiers. Le bisphénol F ou S qui remplacent le bisphénol A sont également des perturbateurs endocriniens mais qui se dégradent beaucoup plus lentement que le BPA dans les milieux aquatiques, d’après plusieurs études.
Cependant, le fait de remplacer la version papier par une version numérique n’est pas forcément meilleur pour la planète quand on sait qu’un mail avec un ticket de caisse dématérialisé représente l’équivalent de cinq grammes de gaz à effet de serre contre deux grammes pour le papier. La version numérique pose également des questions sur la protection des données. La meilleure option serait finalement de ne choisir ni l’un, ni l’autre.
Concepcion Alvarez, @conce1