Nicolas Hulot veut passer à la vitesse supérieure en matière d’économie circulaire. Il annonce pour mars 2018 une feuille de route sur le sujet. Les principaux objectifs une diminution des mises en décharge et le recyclage à 100 % du plastique, des objectifs déjà contenus dans la loi de transition énergétique.
Le gouvernement a annoncé mardi le lancement de l’élaboration de la feuille de route de l’économie circulaire, un concept allant de l’éco-conception au recyclage, qui paraîtra en mars 2018. "Cette feuille de route déclinera de manière opérationnelle la transition à opérer pour passer d’un modèle économique linéaire (extraire, produire, consommer, jeter) à un modèle circulaire", a expliqué dans un communiqué Brune Poirson, secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire.
Celle-ci "intègrera l’ensemble du cycle de vie des produits, de leur éco-conception à la gestion des déchets en passant bien évidemment par leur consommation en limitant les gaspillages", a-t-elle poursuivi. Concrètement, le gouvernement s’est fixé deux objectifs d’ici 2025 : diminuer de moitié la mise en décharge et recycler 100 % du plastique.
Aller plus loin que la loi de transition énergétique
Dans le détail, une plateforme de consultation publique sera ouverte du 30 octobre au 6 décembre et des travaux en ateliers seront aussi organisés de fin octobre à fin décembre. À partir de mi-janvier 2018, aura lieu une nouvelle phase de consultation publique sur le premier projet de feuille de route, avant la parution en mars de la feuille de route en question.
Le gouvernement a également désigné neuf "ambassadeurs" de l’économie circulaire, comme le directeur général de Danone Emmanuel Faber, la navigatrice Ellen McArthur ou le député (LREM) Matthieu Orphelin, proche du ministre la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot.
L’économie circulaire a été intégrée dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte en août 2015. Le texte fixe des objectifs ambitieux pour ce secteur en plein essor comme une augmentation de 30 % d’ici 2030 du rapport entre le PIB et la consommation intérieure de matières ou la réduction de 10 % les quantités de déchets ménagers.
La Rédaction avec AFP