Ce sont les rois de l’alimentation. Les supermarchés ont un rôle clé dans la transition vers une alimentation durable. Or, selon un nouveau rapport du Réseau Action Climat, ces derniers freinent cette transition plutôt que de la porter. En cause notamment, les multiples offres promotionnelles sur les produits d’origine animale ou à base de viande qui pèsent beaucoup dans l’empreinte carbone des Français. Parmi huit distributeurs, c’est Leclerc qui obtient la plus mauvaise note.
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On a noté les supermarchés selon 40 indicateurs liés au climat et à l’alimentation durable.Résultat : toutes les enseignes sont loin du compte et ne nous aident vraiment pas à avoir une alimentation durable.
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— Réseau Action Climat (@RACFrance) February 2, 2023
Principal reproche adressé aux distributeurs : la multiplication des publicités et des promotions incitant à acheter de la viande et des produits laitiers. Or aujourd’hui, 72 % des émissions liés à l’alimentation proviennent de notre consommation de produits d’origine animale. "On a l’idée que le consommateur est souverain et libre de ses choix, mais outre les contraintes économiques de son pouvoir d’achat, il est aussi contraint par la nature de l’offre qui lui est proposée et par les stratégies de la distribution", explique à l’AFP Benoît Granier, responsable alimentation du réseau.
Arrêter de promouvoir la viande
Le collectif propose notamment de rendre obligatoire un étiquetage des produits alimentaires indiquant les impacts environnementaux et le mode d’élevage, d’interdire la publicité sur les produits d’origine animale ou à base de viande et d’encadrer le taux de marge appliqué par la grande distribution sur les produits bio. Pour rappel, en 2017, l’association UFC Que Choisir avait calculé que les marges brutes de la grande distribution sur les fruits et légumes étaient deux fois plus élevées pour le bio que le conventionnel, rendant l’accès à ces produits difficile.