Un label pour mettre en valeur les initiatives contre le gaspillage alimentaire, la fin de plusieurs objets en plastique à usage unique, l’obligation d’un indice de réparabilité pour mieux guider les consommateurs… La loi économie circulaire regorge de mesures pour lutter contre le gaspillage. Ces mesures phares sont appliquées depuis le 1er janvier. Zoom sur ces changements qui pourraient marquer un tournant dans nos habitudes de consommation.
Un indice de réparabilité contre l’obsolescence programmée
"Les consommateurs attendent d’avoir de l’information sur la durée de vie des appareils. On voit ce qui s’est passé avec l’étiquette énergie depuis 25 ans. Tout le monde choisit maintenant en fonction de la performance énergétique. Ce qu’on espère c’est que les consommateurs vont désormais utiliser la réparabilité dans leurs critères d’achat", a déclaré sur BFM Business Régis Koening, directeur services de Fnac Darty. La liste des produits soumis à cette obligation d’étiquetage sera étendue dans les années à venir.
La #LoiAntiGaspillage, c’est la création d’un "indice de réparabilité" affiché sur nos produits. Objectif : mieux informer sur la durée de vie de nos objets.
Et ça, Claire et Fred l’ont déjà bien compris
Un 1er épisode à retrouver aussi sur YouTube :https://t.co/DPDv2ypJGD pic.twitter.com/8P44jJtwkg
— Ministère de l’Écologie (@Ecologie_Gouv) January 18, 2020
Un label antigaspillage alimentaire pour identifier les meilleures initiatives
Les conditions précises d’obtention du label seront annoncées au cours de l’année. En attendant, les secteurs de la distribution alimentaire et de la restauration collective sont en ordre de marche. La loi leur a fixé comme objectif une réduction de 50 % de gaspillage alimentaire d’ici 2025 par rapport à 2015. Pour la restauration commerciale, la production et la transformation, l’échéance est pour 2030.
L’interdiction de produits plastiques à usage unique
Reste que cette première étape va permettre aux entreprises d’écouler leurs stocks et de ne plus fabriquer ces différents objets en plastique. Une bonne nouvelle quelque peu ternie par une étude du WWF et du cabinet EY qui a évalué que, si le bilan carbone des alternatives au plastique est globalement meilleur, leur consommation d’eau, elle, explose de 169 %.
Marina Fabre, @fabre_marina