Philippe Germa a disparu au large de l’atoll de Rangiroa, en Polynésie française. Le directeur général de la branche française de l’ONG environnementale, qui avait un profil financier avait aussi participé à la création de Génération Ecologie en 1990. Au WWF France, il entendait faire des entreprises des partenaires pour lutter contre le changement climatique.
Philippe Germa « était l’un des pionniers de l’économie verte », selon son organisation, le WWF France. Il a disparu en mer le 8 août dernier lors d’une plongée en Polynésie française. C’est ce qu’a officiellement annoncé l’ONG mardi 11 août dans un communiqué.
Immédiatement, l’ensemble de la communauté écologiste mais aussi les ministres de l’Ecologie, Ségolène Royal, et des Affaires étrangères, Laurent Fabius, ont rendu hommage au à cet « acteur très engagé du débat national puis de l’élaboration de la loi de transition énergétique pour la croissance verte, notamment sur les questions de financements et de fiscalité incitative. » mais aussi dans la préparation de la COP21, la grande conférence sur le climat qui se tiendra à Paris à la fin de l’année.
Directeur général du WWF France depuis 2013, après en avoir été administrateur, Philippe Germa avait été membre de l’association Les Amis de la terre et s’était engagé dans la campagne présidentielle des écologistes en 1981. Il avait aussi participé aux campagnes contre l’implantation des centrales nucléaires en France.
Dans le gouvernement Rocard, il fut conseiller technique du ministre de l’environnement de 1988 à 1993 et avait aussi participé à la création du mouvement politique Génération écologie.
Puis c’est au sein du monde bancaire qu’il va ensuite œuvrer : en 1993, il crée au sein du groupe néerlandais « ABN Amro », une activité d’investissements, spécialisée dans les énergies renouvelables, qui sera reprise par la Caisse des dépôts puis deviendra Natixis environnement et infrastructures. En 1999, il crée, avec l’Ademe, le Fideme pour financer les énergies renouvelables. Puis il dirige la Mission climat de la CDC avant de fonder le « European Carbon fund » (2005).Au WWF, il avait d’ailleurs placé la finance verte comme un axe stratégique pour assurer la transition énergétique.