C’est une vraie piqûre d’adrénaline que vont recevoir les PME de la transition énergétique. La banque publique d’investissement (BPI) et l’Ademe en ont sélectionné une trentaine pour participer à leur accélérateur d’entreprises. Cet entraînement intensif à la croissance doit les pousser à grandir et à se renforcer. Mais aussi à créer une véritable filière française des nouvelles énergies et à développer l’emploi dans les territoires.
Pendant 24 mois, elles vont subir un entraînement intensif : 30 jours de conseil, huit séminaires de deux jours et, surtout, la possibilité d’être mise en relation avec des experts des réseaux de Bpifrance, de l’Ademe, mais aussi du Comité stratégique de filière "Nouveaux systèmes énergétiques", partenaire de l’opération. Leur mission ? Croître, se consolider, développer de nouveaux marchés.
Développer la filière
Mais ce n’est pas tout. Les deux organismes publics à l’origine de l’accélérateur ont une idée plus vaste derrière la tête. "Nous attendons quelque chose en retour, déclare Fabrice Boissier, directeur général délégué de l’Ademe. L’écosystème français de la transition énergétique n’est pas encore constitué, les entreprises ne se connaissent pas encore bien et ne travaillent pas bien ensemble. Elles doivent donc contribuer à structurer la filière."
La banque publique d’investissement et l’Ademe ont sélectionné des entreprises issues de tous les secteurs de la transition (efficacité énergétique, smart grids, énergies renouvelables, stockage, etc.). Leur stage en commun vise ainsi à créer des passerelles entre elles, à les inciter à coopérer et à se développer à l’international. Un point crucial pour ne pas perdre du terrain face à d’autres puissances économiques.
"On voit que l’activité des nouveaux systèmes énergétiques s’accélère partout dans le monde. Des pays comme la Chine, l’Australie, avancent très vite. En France, nous avons tous les atouts pour y arriver", estime Christel Heydemann, directrice générale de Schneider France et membre du Comité stratégique de filière.
Pas de transition sans création d’emplois
"Nous avons une politique ambitieuse en matière de transition énergétique, mais souvent ce sont les entreprises étrangères qui en profitent, rappelle Fabrice Boissier. Il faudrait que les entreprises françaises soient les premières à en bénéficier, pour développer l’emploi dans les territoires. Il n’y aura pas de transition si on ne crée pas d’emploi."