Emmanuel Macron : « Nous sommes en train de perdre la bataille » du climat

Emmanuel Macron a ouvert l'après midi du One Planet Summit an alertant sur l'urgence à agir contre le changement climatique. - ludovic MARIN / POOL / AFP
Emmanuel Macron a ouvert l'après midi du One Planet Summit an alertant sur l'urgence à agir contre le changement climatique. – ludovic MARIN / POOL / AFP

C’est avec un discours interpellant l’ensemble des acteurs sur l’urgence de la situation climatique que le président Emmanuel Macron a ouvert la seconde partie du One Planet Summit dédiée aux annonces. Le chef d’Etat espère que ce sommet, dont il est à l’initiative, marquera "le début du temps de l’action".

Il y a deux ans jour pour jour, par le biais de l’Accord de Paris, les chefs d’Etat du monde entier se fixait la limite d’un réchauffement global limité à 2°C voire à 1,5°C. Aujourd’hui, la planète est sur une trajectoire de 3°C. "Nous sommes en train de perdre la bataille", alerte le président de la République française devant les chefs d’Etat et de gouvernement regroupés dans l’auditorium de la Seine musicale pour le One Planet Summit.  
Que l’on ne s’y trompe pas, avertit-il. Malgré les annonces qui se multiplient depuis le début de ce "One Planet Summit", "on passe un très bon moment mais on est en train de perdre la bataille. Dans 50, 60 ou 100 ans, 5, 10 ou 15 [pays] ici présents ne seront plus là. C’est ce que nous sommes en train de décider à ne pas changer". Et "nous ne pourront pas dire que nous ne savions pas". Depuis 20 ans et chaque jour un peu plus, on sait la gravité de ce qui se passe.
Le temps de l’action
Depuis deux ans et l’accord de Paris, des engagements sont pris, reconnaît le chef de l’Etat. Et malgré les défections, comme le retrait des Etats-Unis, la communauté internationale mais aussi les acteurs politiques non-étatiques, les acteurs économiques et financiers continuent à se mobiliser. Seulement, "on ne va pas assez vite, c’est ça le drame", insiste Emmanuel Macron.
C’est pour répondre à cette nécessité d’une action urgente que le chef de l’Etat a pensé le sommet. "Ce que nous entamons aujourd’hui c’est l’action, pour que nos enfants, et peut-être nous mêmes, puissions choisir notre planète". 
De son côté, le Président de la Banque mondiale souligne l’action du Président français : "Emmanuel Macron nous a mis la pression et nous a permis d’organiser cette réunion", assure-t-il alors que son institution a annoncé la fin du financement du pétrole et du gaz, ce qui l’une des annonces majeures de ce sommet. 

Béatrice Heraud @beatriceheraud

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