Les LED aggravent la pollution lumineuse et perturbent notre sommeil

Saurons-nous privés, dans les années qui viennent, de cette merveilleuse vision de la Voie lactée ? À cause de la pollution lumineuse, déjà un tiers de la population mondiale ne peut la voir. Or, selon une nouvelle étude publiée dans la revue Science Advances, http://advances.sciencemag.org/content/3/11/e1701528.full entre 2012 et 2016, l’éclairage artificiel de la Terre a augmenté de 2% par an. Depuis 1990, selon l’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (ANPCEN), « la quantité du lumière émise a cru de 94% ». En France, cette lumière artificielle, émise par l’éclairage public, a même doublé en 25 ans.
 Et les lampes à diode électroluminescentes, plus connues sous le nom de LED, n’arrangent pas le problème. Certes elles sont moins énergivores. Elles ont en effet une durée de vie plus longue – jusqu’à 100 000 heures contre 1000 heures pour les lampes à incandescence – et sont recyclables. De quoi convaincre les États de se tourner vers cette nouvelle technologie. D’autant que le coût dédié à l’éclairage a considérablement baissé. Mais les chercheurs se sont aperçus que les États ont utilisé ces économies  d’électricité pour… augmenter le nombre d’éclairages extérieurs.

«Il y a un bon potentiel pour une véritable révolution de l’éclairage permettant à la fois d’économiser de l’énergie et de réduire la pollution lumineuse, mais seulement si on ne consacre pas les économies réalisées à créer encore plus de lumières », résume un des chercheurs, Christopher Kyba.
Car la pollution lumineuse a « des conséquences négatives pour la flore, la faune, et le bien être humain », précisent les chercheurs. Une récente étude publiée en août dans la revue Nature, avait ainsi estimé que les visites des pollinisateurs nocturnes baissaient de 63% sur les sites éclairés artificiellement en comparaison de sites non illuminés. https://www.novethic.fr/actualite/environnement/biodiversite/isr-rse/le-chiffre-la-pollution-lumineuse-diminue-la-pollinisation-de-60-144713.html Et les plantes y sont également sensibles. Les chercheurs ont ainsi démontré sur une espèce de plante notamment, que sa production de fruits diminuait de 13% lorsqu’elle était exposée à de la lumière.
Les LED sont particulièrement nocives sur la santé des êtres humains. « Les LED émettent une grande quantité de lumière bleue qui apparaît blanche à l’oeil nu et créent un éblouissement nocturne pire que l’éclairage conventionnel », écrivait en 2016, l’AMA, American Medical Association. https://www.ama-assn.org/ama-adopts-guidance-reduce-harm-high-intensity-street-lights « De plus, les réverbères à LED nuisent à la production de mélatonine (hormone du sommeil, NDRL) durant la nuit. On estime que les lampes à LED ont un impact cinq fois plus important sur les rythmes du sommeil que les lampes de rue conventionnelles », alertait-elle. Or, les troubles du sommeil accroissent le risque de diabète, cancer ou dépression.
L’ANPCEN lance une « alerte à la prudence pour tous les décideurs publics, Etat, collectivité, Parlement, quant au développement de l’usage des LED pour l’éclairage extérieur, sans régulation adaptée. Elle demande surtout une « expertise totalement indépendante. 

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