La Banque mondiale compte sur le numérique pour aider les 1,1 milliard d’humains « invisibles »

1,1 milliard d'humains ne sont enregistrés auprès d'aucune administration. - Banque mondiale
1,1 milliard d'humains ne sont enregistrés auprès d'aucune administration. – Banque mondiale

Les technologies numériques viennent au secours du milliard d’humains sans existence officielle, ceux enregistrés auprès d’aucune administration. Telle est l’ambition de l’initiative Identification for Development (ID4D), menée par la Banque mondiale. Un enjeu qui permettrait d’accélérer l’atteinte des objectifs de développement durable des Nations unies en matière d’accès à la santé, à l’éducation, aux services financiers…

Sur Terre, 1,1 milliard d’humains, plus d’un individu sur sept, n’ont pas d’existence officielle. C’est-à-dire qu’ils ne sont enregistrés auprès d’aucune administration, de services de santé ou de systèmes d’éducation. Ces "invisibles" se trouvent principalement en Asie et en Afrique. La Banque mondiale veut répondre à cet enjeu à travers son initiative Identification for Development (ID4D) en charge de trouver les moyens de réintégrer ces oubliés dans le système.

C’est la révolution numérique qui pourrait apporter la meilleure réponse. Pour identifier les technologies idoines, ID4D a inauguré le 12 octobre un conseil d’experts de haut niveau pour "accélérer les progrès vers l’identification numérique pour tous". Il compte 9 membres issus du monde politique, d’organisations mondiales et de sociétés privées.
 
"Nous sommes à un point passionnant en matière technologique (…) pour apporter des améliorations sans précédent dans la vie de 1,1 milliard de personnes vivant sans identification, en particulier parmi les populations vulnérables et déplacées de force", a déclaré Kristalina Georgieva, directrice générale de la banque mondiale.
Un enjeu pour répondre aux ODD
"Nous pouvons (…) exploiter l’identification numérique et maximiser son potentiel transformationnel au profit des personnes qui ne sont pas actuellement servies parce qu’elles ne peuvent pas être vues ou entendues", ajoute-t-elle. Pour la Banque mondiale, le déploiement de technologie numérique d’identification permettra de participer à la réalisation de plusieurs objectifs de développement durable (ODD), fixé par les Nations unies en 2015. À savoir : l’accès à la santé, l’égalité entre les sexes, l’accès à des emplois décents et aux services financiers, la justice…
"L’identification numérique peut jouer un rôle important dans la réalisation des objectifs de développement durable", confirme Amina Mohammed, vice-secrétaire générale des Nations unies. "Cela peut permettre aux personnes les plus pauvres et les plus vulnérables du monde d’accéder à des services essentiels, de l’éducation à la santé et au financement, tout en faisant progresser leurs droits juridiques et politiques. Nous comptons sur ce conseil consultatif pour veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte à l’ère numérique."
Ludovic Dupin, @LudovicDupin

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