Au Conseil de l’Arctique, les États-Unis reconnaissent l’Accord de Paris

@vladsilver
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En signant la déclaration de Fairbanks qui conclue traditionnellement le Conseil de l’Arctique, les Etats-Unis se placent aux côtés des nations qui appellent à mettre en place l’Accord de Paris sur le Climat. Une bonne nouvelle alors que Donald Trump doit prochainement préciser sa position sur la lutte contre le réchauffement climatique.  

Le Conseil de l’Arctique tenait la semaine dernière à Fairbanks, en Alaska, sa dixième réunion ministérielle avec les États membres. Créée en 1996, cette instance réunit les cinq pays riverains de l’Arctique ainsi que les représentants des peuples autochtones. Avec l’arrivée à la Maison Blanche de Donald Trump, les membres du Conseil s’attendaient à une déclaration a minima sur le climat. Mais le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a créé la surprise.
Il a en effet accepté de signer telle quelle la "déclaration de Fairbanks" qui appelle à l’entrée en vigueur de l’Accord de Paris. Rex Tillerson a ainsi assuré que les États-Unis voulaient poursuivre leur participation au sein du Conseil et qu’ils n’avaient pas l’intention de se précipiter pour réviser leur politique en matière de climat. "Nous sommes sensibles au fait que chacun d’entre vous a un point de vue important et vous devez savoir que nous prenons le temps de comprendre quelles sont vos inquiétudes", a promis le nouveau ministre des Affaires étrangères et ex-PDG du pétrolier ExxonMobil.

Une sortie de fait de l’Accord de Paris



Ne nous réjouissons pas cependant trop vite. Donald Trump avait promis pendant sa campagne de sortir de l’Accord de Paris. Sa décision devrait être rendue à la fin du mois. Mais dans les faits, sa politique conduit déjà à une sortie du texte. Fin avril, il a ainsi signé un décret ordonnant un réexamen des restrictions imposées par son prédécesseur Barack Obama à l’exploration et à l’exploitation offshore de pétrole et de gaz, notamment en Arctique.
Après avoir été présidé par les États-Unis, le Conseil de l’Arctique est désormais sous la houlette de la Finlande. Par ailleurs, la Suisse est le 13e membre du Conseil à avoir désormais un statut de l’observateur. Elle rejoint notamment la France, la Chine ou encore l’Inde. L’Arctique est particulièrement vulnérable aux effets du changement climatique. La région se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète.    

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