Le résultat des élections législatives organisées aux Pays-Bas le 22 novembre montre que les électeurs néerlandais ont préféré ceux qui désignent des boucs émissaires aux crises multiples du moment, à ceux qui privilégient les solutions et l’adaptation à un monde qui change. Geert Wilders, le leader d’extrême droite islamophobe arrive en tête devant la coalition écologiste et sociale-démocrate emmenée par Frans Timmermans, porteur du Green Deal européen. Est-ce le cygne noir qui annonce d’autres victoires d’extrême droite aux élections européennes de juin prochain ?
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PVV GROOTSTE PARTIJ pic.twitter.com/oMANVYvGjy
— Geert Wilders (@geertwilderspvv) November 22, 2023
Elle est de très mauvais augure pour l’avenir de la stratégie de l’Union Européenne qui a fait de son ambition environnementale incarnée par le Green Deal adopté en 2019 le principal cap politique qu’elle tente de valoriser dans une campagne s’étalant dans les rues et les métros de la capitale parisienne. Comment mettre en avant cette idée que l’Europe garantit à ses citoyens la démocratie, la diversité et la protection du climat quand un des pays les plus prospères de l’Union préfère un leader politique qui incarne les valeurs opposées ?
Défaite de Timmermans, le porteur du Green Deal
Un « jour noir » pour l’environnement : le Parlement européen rejette le projet législatif visant à réduire de moitié l’usage des pesticides dans l’UE d’ici à 2030 après avoir été vidé de ses objectifs par les conservateurs. -via @lemondefr https://t.co/zrgpSrSq2f
— Stéphane Mandard (@StephaneMandard) November 22, 2023
Un avant-goût des élections européennes ?
Pourtant le réchauffement climatique était un des thèmes de campagne et une marche pour le climat a réuni 70 000 personnes à Amsterdam le 12 novembre dernier, un record de participation pour les ONG environnementales qui avaient appelé à voter pour soutenir une politique climatique ambitieuse.
Anne-Catherine Husson-Traore, directrice des publications de Novethic