Mobilisation massive dans les rues, manifestations sporadiques et colère contre l’usage du 49.3 ne changent rien à la volonté d’Emmanuel Macron d’imposer une réforme des retraites qu’il décrit comme impérative. Il explique vouloir par la suite se consacrer à ses priorités, l’industrie décarbonée l’école, la santé et l’écologie, sans faire de lien ni entre ces priorités ni avec les retraites. Or le changement climatique comme la raréfaction de l’eau auront des impacts majeurs sur l’espérance et les conditions de vie de tous, ce que ne cessent de rappeler les scientifiques.
La canicule de 2003 et la surmortalité des personnes âgées qu’elle a entraîné montrent l’impact de ce type d’épisodes dont l’intensité et la répétition ne cessent de s’accélérer. La baisse du nombre d’actifs peut être confortée par une robotisation massive ou inverser en recourant à des modèles qui nécessitent beaucoup plus de main d’œuvre comme l’agriculture écologique. Dans certains secteurs comme le bâtiment, les conditions de travail vont devenir de plus en plus difficiles. Pour les professeurs, enseigner dans des écoles passoires thermiques que les canicules rendent insupportables, dégrade aussi leur santé et renforce l’usure.
Indicateurs économiques qui ne prennent pas en compte les enjeux environnementaux
Water is humanity’s lifeblood.
At this week’s @UN Water Conference, I’m urging countries to come together & find solutions to ensure everyone, everywhere has access to clean & safe water.
Now is the moment for game-changing commitments to bring the #WaterAction Agenda to life. pic.twitter.com/ShWBWjNBsc
— António Guterres (@antonioguterres) March 22, 2023
Emmanuel Macron a bien promis un plan eau pour dans quelques semaines mais axée sur la sobriété de la consommation pas sur une autre répartition de cette ressource indispensable non seulement à la vie et à l’agriculture mais aussi à de nombreux processus industriels et aux centrales nucléaires. En France, l’agriculture prélève 45 % des réserves, les centrales nucléaires 30 % selon des chiffres du Ministère de la Transition Ecologique qui est en train de les réviser. Le manque d’eau récurrent fait donc peser une hypothèque sur le scenario de réindustrialisation décarbonée à base d’énergie nucléaire sur lequel se base le Président de la République pour légitimer sa réforme.