[A l’origine] Le protocole de Kyoto, 1er accord international sur le climat, n’a que quinze ans

Il aura fallu attendre huit ans entre l’adoption du Protocole de Kyoto en 1997 et son entrée en vigueur … le 16 février 2005. Et même 17 ans si l’on prend comme date de départ la naissance du Giec, le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Après un premier rapport sonnant l’alerte, le Sommet de la Terre de 92 à Rio lance la Convention cadre des Nations-Unies sur le changement climatique (Ccnucc), première tentative mondiale pour faire face au réchauffement climatique. Elle est à ce jour ratifié par 196 pays et l’Union européenne, soit la totalité de la planète.
Mais elle ne comporte aucune mesure juridiquement contraignante. C’est pourquoi les États membres s’accordent pour adopter le Protocole de Kyoto qui fixe des objectifs individuels de réduction des émissions pour les pays industrialisés. Il devient ainsi le premier accord international sur le climat avec deux périodes d’engagements, entre 2008 et 2012, puis entre 2013 et 2020. Mais son appliquâtes va être un long chemin semé d’embûches.
INTER
36 pays et les membres de l’Union européenne se sont engagés à réduire collectivement les émissions mondiales de gaz à effet de serre de 5 % d’ici 2012 par rapport à 1990 Le protocole qui doivent globalement parvenir à baisser de 5% les émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990. Mais les Etats-Unis ne ratifient jamais le texte et le Canada fait lui aussi marche arrière. Finalement, les objectifs sont atteints mais c’est sans compter sur les deux plus gros pollueurs.
L’amendement de Doha au Protocole de Kyoto, adopté en 2012, était censé prolonger le protocole de Kyoto jusqu’en 2020. Mais à ce jour, il n’est pas encore entré en vigueur, faute de ratifications suffisantes – la France ne l’a ratifié qu’en novembre 2017. Paradoxalement, l’accord de Paris signé en décembre 2015, qui succède au Protocole de Kyoto, est entré en vigueur avant, symbole de la vitalité des engagements. La COP26 de novembre à Glasgow, au Royaume-Uni, sera décisive pour que l’Accord de Paris ne subisse finalement pas le même sort que le Protocole de Kyoto.                   Paris, 12 fév 2020 (AFP) – La prochaine Conférence de l’ONU sur le climat, fin 2020 en Grande-Bretagne, ne peut pas "être un échec" et sera la "priorité numéro un" du gouvernement britannique, a assuré mercredi le secrétaire d’État britannique chargé des entreprises, de l’énergie et de la croissance propre, Kwasi Kwarteng.    La COP26 se tiendra à Glasgow (Écosse) en novembre et "nous prenons cette responsabilité très au sérieux", a assuré le ministre, alors que Londres n’a toujours pas désigné de nouveau président pour cette conférence considérée comme cruciale pour revoir à la hausse l’ambition contre le réchauffement climatique.    "Dans les accord internationaux on ne peut garantir le succès, on ne peut pas juste dire ça va être un succès. Et puis les gens vont demander, comment définissez vous le succès," a-t-il insisté lors d’une rencontre organisée à Paris par l’Agence internationale de l’énergie.    "Mais ce que je peux garantir c’est que c’est absolument notre priorité numéro un en tant que gouvernement. (…) La diplomatie internationale est au centre de ce que nous essayons de faire, particulièrement dans le contexte du retrait de l’UE", a-t-il poursuivi, assurant que "100% de nos efforts sont engagés pour que ça marche".    "Je suis confiant que ce sera un succès, parce que nous ne pouvons pas nous permettre que ce soit un échec. Pas seulement à un niveau global mais à un niveau national, vu où nous en sommes avec le Brexit et d’autres questions", a-t-il ajouté.    Le Premier ministre britannique Boris Johnson doit toujours désigner un nouveau président pour la COP26 après avoir congédié début janvier Claire Perry O’Neill, qui occupait ce poste. Après son éviction, elle a violemment attaqué le bilan de Boris Johnson en matière de lutte contre la crise climatique et dénoncé un "énorme manque de leadership".  

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