La secrétaire d’État à la Transition écologique et solidaire, Brune Poirson, a été élue vice-présidente de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (ANUE) pour un mandat de deux ans, a annoncé mercredi 20 mars le gouvernement. Réservé à des ministres en fonction, ce poste est pour la première fois attribué à la France.
Pour être nommée à la fonction de vice-présidente de l’Assemblée des Nations Unies pour l’Environnement (ANUE), il faut être ministre d’un gouvernement. Pour la première fois, le poste revient à un ministre français. Et c’est la secrétaire d’État à la Transition énergétique et solidaire qui a été choisie, Brune Poirson. Elle assure être "honorée de la confiance" qui lui est accordée par l’ANUE. "Cette nouvelle responsabilité au sein d’une organisation internationale aussi importante est une opportunité de porter plus fortement nos actions en faveur de la préservation du climat et de la biodiversité", ajoute-t-elle.
L’ANUE est l’organe décisionnel le plus important au monde sur les questions environnementales. Cette assemblée, créée en 2012 afin de renforcer le combat environnemental, s’est réunie à Nairobi la semaine dernière. "Il s’agit d’un poste auquel ne sont éligibles que les ministres en exercice. La France obtient ce poste pour la première fois", se réjouit le gouvernement dans un communiqué.
Figure montante
Âgée de 36 ans, Brune Poirson a fait ses armes en Inde et au Royaume-Uni avant de rejoindre l’équipe d’Emmanuel Macron en 2016, avant de devenir députée puis ministre. Depuis le départ de Nicolas Hulot, elle est une figure de plus en plus visible du gouvernement Macron sur de nombreux sujets. C’est par exemple elle qui est allée au contact des lycéens en grève pour le climat le 15 février dernier. Elle s’est également illustré en étant une des rares membres du gouvernement à se mêler à la marche du siècle le 16 mars.
Avec @GabrielAttal à la manifestation #YouthCimateStrike. La bataille contre le changement climatique ne se gagnera pas en opposant les uns aux autres. Tout le monde doit agir, l’Etat, les entreprises et la société civile. Vive la mobilisation de la jeunesse. pic.twitter.com/1F7CBaZhX7
— Brune Poirson (@brunepoirson) 15 mars 2019
En novembre, elle avait pris la parole au nom du gouvernement à l’occasion du Climate Finance Day réunissant le monde de la finance durable. "La finance n’est pas un ennemi. La finance n’est pas un ami. La finance est un outil", lançait-elle. Puis d’ajouter : "Aujourd’hui, nous trouvons inacceptable que les banques aient financé l’esclavage. Demain, j’espère que ma fille trouvera inacceptable que les banques aient financé les énergies fossiles".
Ludovic Dupin, @LudovicDupin