Soixante défilés, près de 90 présentations et autant d’événements disséminés aux quatre coins de la ville : Milan donne mercredi 19 septembre le coup d’envoi d’une semaine de la mode, qui se veut désormais attentive au développement durable. Rien de trop pour la troisième industrie la plus polluante au monde.
Après New York et Londres et avant Paris, le calendrier de la fashion week dédiée aux collections de prêt-à-porter femme (printemps/été 2019) ouvre ses portes mercredi 19 septembre à Milan. Elle sera rythmé par 60 défilés incontournables des grandes maisons italiennes : Dolce & Gabbana, Prada, Versace, Cavalli, Armani, Fendi.
Il y a quelques absents de marques comme Gucci, Emilio Pucci ou Trussardi, on note aussi des retours comme ceux de l’Allemand Philippe Plein ou Iceberg, et aussi des nouveaux venus parfois inattendus comme Fila.
Les organisateurs l’assurent, le fil conducteur de cette semaine sera le développement durable. Un thème désormais central de la fashion week milanaise que son organisatrice, la Chambre de commerce de la mode italienne, promeut à travers l’organisation des Green Carpet Fashion Awards, sorte d’oscars de la mode éco-responsable.
Une industrie polluante
Stars et personnalités de l’industrie du luxe sont attendues dimanche au Théâtre de la Scala – le dress code sera vert – pour la remise de ces trophées qui récompensent les entreprises du monde de la mode les plus "vertes".
L’industrie textile est la deuxième la plus polluante au monde. Elle consomme l’équivalent de 32 millions de piscines olympiques d’eau chaque année pour assurer sa production. En 2030, elle émettra 2,8 milliards de tonnes de CO2, soit l’équivalent de 230 millions de voitures en circulation pendant un an.
Pourtant, on estime que 70 % de notre garde-robe n’est pas portée… Et, en raison de difficultés techniques, seulement 20 % des vêtements collectés par les réseaux de recyclage sont bel et bien revalorisés.
Ludovic Dupin avec AFP