Les lémuriens, les primates les plus menacés de la terre

Les lémuriens représentent 20 % des primates de notre planète. - @Pixabay
Les lémuriens représentent 20 % des primates de notre planète. – @Pixabay

Madagascar va-t-elle voir disparaître son animal fétiche, le lémurien ? C’est ce que craignent les organisations environnementales. 95% de ces primates sont sur le point de disparaître. En cause: la déforestation, les activités industrielles et agricoles, mais aussi par la consommation de leur chair, toujours prisée malgré les interdictions. Résultat: certaines espèces ne comptent plus qu’une centaine de bêtes. 

Ils sont le symbole de leur île, mais pourraient pourtant être rayés de la carte. "Les lémuriens sont à Madagascar ce que les pandas géants sont à la Chine – la poule aux œufs d’or qui attire les touristes et les amoureux de la nature", selon Jonah Ratsimbazafy, un membre du Groupe d’études et de recherches sur les primates de Madagascar. Seulement, le filon pourrait tourner court. Car 95 % des lémuriens sont "sur le point de s’éteindre", alertent plusieurs organisations de défense de l’environnement. 
Les lémuriens menacés par l’agriculture et l’industrie
Uniquement présents sur l’île de Madagascar, les lémuriens représentent pourtant 20 % des primates de notre planète. Reconnaissables à leur museau pointu et à leur longue queue, ils sont aujourd’hui décimés "par l’exploitation et la destruction de la forêt tropicale, la non-réglementation de l’agriculture et de l’activité minière", assure  l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).  
Selon Russ Mittermeier, un membre de la commission chargée de la survie des espèces à l’UICN, "c’est sans aucun doute le pourcentage d’animaux menacés le plus élevé pour un groupe important de mammifères et même de vertébrés".  
95% des espèces de lémuriens sur le point de s’éteindre
Sur 111 espèces et sous-espèces de lémuriens, 105 sont menacées, précise l’UICN dans sa première mise à jour depuis 2012 du rapport sur la population de lémuriens. Parmi les facteurs d’extinction les plus inquiétants figure "l’augmentation de la chasse aux lémuriens, qui inclut la chasse commerciale à grande échelle", selon Christoph Schwitzer, le directeur de la sauvegarde des animaux à la Bristol Zoological Society. La viande de lémurien est en effet encore régulièrement consommée à Madagascar malgré son interdiction.
Selon l’UICN, il ne resterait notamment plus qu’une cinquantaine de lépilémurs septentrionaux. L’organisation a donc lancé "un plan d’action exceptionnel pour la sauvegarde des lémuriens" pour aider à préserver la biodiversité exceptionnelle de Madagascar et ses espèces menacées.
La Rédaction avec AFP

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