[LE CHIFFRE] Les sandwichs polluent autant que 8,6 millions de voitures chaque année

La production et la transformation pèsent entre 37 et 67 % de l’empreinte carbone des sandwichs. - @Pixnio
La production et la transformation pèsent entre 37 et 67 % de l’empreinte carbone des sandwichs. – @Pixnio

Sur la route des vacances, sur la plage ou en attendant votre vol, vous allez forcément à un moment ou un autre dévorer un sandwich. Un choix qui est loin d’être anodin pour la planète. Des chercheurs ont mesuré qu’outre-Manche, l’impact de ce casse-croûte est équivalent à celui de 8,6 millions de voitures.

Chaque seconde en France, il se vend 76 sandwichs, soit 2,3 milliards chaque année. Célèbres pour notre traditionnel jambon-beurre, nous sommes néanmoins loin derrière les britanniques qui consomment, quant à eux, 11,5 milliards de sandwichs chaque année, fait maison ou achetés. Non sans induire un impact environnemental important.
Dans une étude publiée en début d’année (1), des chercheurs de l’université de Manchester ont démontré qu’au Royaume-Uni, la consommation annuelle de sandwichs a un impact environnemental équivalent à celui de 8,6 millions de voitures, soit 9,5 millions de tonnes de CO2.
Le jambon-beurre est le moins néfaste
La production et la transformation pèsent entre 37 et 67 % de l’empreinte carbone des sandwichs, leur conservation au frais pour 25 %, leur emballage pour 8,5 % et leur transport pour 4 %.
Parmi les sandwichs les plus néfastes pour l’environnement, on trouve les encas "spécial petit-déjeuner" qui contiennent beaucoup de viande de porc. Ceux au fromage ou aux crevettes sont également à éviter. Le moins néfaste reste finalement le bon vieux jambon-beurre, mais préparé à la maison.
Les chercheurs estiment en effet que l’empreinte carbone des sandwichs pourrait être réduite de 50 % en les faisant soi-même, en modifiant les recettes, l’emballage et le recyclage des déchets, ou en repoussant leur date de péremption. Prolonger la durée de conservation des sandwichs en assouplissant les dates limites de consommation permettrait par ailleurs d’économiser au moins 2 000 tonnes de déchets par an.    
Concepcion Alvarez, @conce1
(1) Voir l’étude

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