#FrenchImpact La conciergerie solidaire fait rimer petits services avec retour à l’emploi

La Conciergerie solidaire est implantée dans une trentaine d'entreprises. - @I.Mathie/Conciergerie solidaire
La Conciergerie solidaire est implantée dans une trentaine d'entreprises. – @I.Mathie/Conciergerie solidaire

Chaque semaine, Novethic vous fait découvrir un acteur clé du monde de l’économie sociale et solidaire (ESS) désormais rassemblé sous la bannière French Impact. Aujourd’hui, rencontre avec la Conciergerie solidaire. Cette structure de l’ESS, lancée en 2011, a choisi de se différencier en sélectionnant des partenaires vertueux sur les plans environnemental et social. Elle vient de lever un million d’euros pour changer d’échelle.

Après sept ans d’existence, l’objectif désormais est de voir grand. Lancée en 2011 à Bordeaux, la Conciergerie solidaire a depuis fait du chemin et gagner Paris, Lyon, Châtillon ou encore Limoges. Et ce n’est pas fini. L’entreprise vient de lever un million d’euros pour accentuer son essor national, mais aussi opérer sa transformation numérique et lancer un programme de recherche sur la mesure de son impact social.
"Nous envisageons une quinzaine de nouvelles implantations en France d’ici à fin 2020, ce qui va représenter au total 80 ETP (équivalents temps plein) en insertion", explique Sylvain Lepainteur, PDG de la structure qui dispose à la fois d’une convention entreprise d’insertion et entreprise solidaire d’utilité sociale (Esus). Car la Conciergerie solidaire, comme son nom l’indique, n’est pas une conciergerie comme les autres.
Des structures de l’ESS en priorité
Si elle offre les mêmes services (pressing, retouches, cordonnerie, contrôle technique, garde d’enfants, bricolage…), elle s’attache en revanche à ne sélectionner en priorité que des partenaires soucieux de l’environnement, employant des personnes en insertion ou implantés sur le territoire pour dynamiser l’économie locale. Les trois quarts des prestations sont ainsi réalisées par des structures de l’ESS et sont estampillées "vertes" (nettoyage de véhicules sans eau, produits de ménage écologiques, pressing écologique, etc.).
"Depuis notre création, nous avons permis à une trentaine de personnes d’être réinsérées professionnellement avec un taux de retour à l’emploi de 75 %. À Bordeaux, par exemple, dans un pressing avec lequel nous travaillons, deux personnes ont également été embauchées", poursuit Sylvain Lepainteur. "En utilisant nos services plutôt que ceux d’une conciergerie classique, vous êtes ainsi un citoyen responsable." 
Médiation de voisinage
La Conciergerie solidaire mise avant tout sur l’humain avec des permanences physiques afin que le concierge soit bien identifié et qu’une relation de confiance se crée avec lui. L’entreprise emploie actuellement une quinzaine de concierges en insertion et le double de personnel encadrant, technique et administratif. Elle est implantée dans une trentaine d’entreprises ou collectivités (Orange, Thales, Groupe Up, la Mairie de Paris, Bordeaux Métropole…). Au total, 15 000 salariés bénéficient de ses services.
Elle est également présente dans des tiers-lieux où elle sert là aussi de "facilitateur" : Accueil, distribution du courrier, entretien des locaux, gestion des salles de réunion et des flottes de véhicules, animations… Enfin, la Conciergerie solidaire tente aussi de s’imposer au sein du quartier. En plein centre de Bordeaux, elle s’est installée dans un ancien bureau de poste où elle continue d’assurer ce service tout en proposant un accueil des nouveaux résidents, des permanences administratives ou encore de la médiation de voisinage.
Le système fait recette. En 2017, son chiffre d’affaires atteint 1,5 million d’euros. À l’avenir, la Conciergerie solidaire envisage de se développer aussi dans les hôpitaux, les gares ou encore les universités. Elle est également associée aux nouveaux projets immobiliers qui intègrent pour la plupart ce genre de services. Autrefois peu valorisé, le métier de concierge totalement réinventé pourrait bien truster les palmarès des métiers les plus branchés.  
Concepcion Alvarez, @conce1

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