Europacity, le projet de centre commercial à 3,1 milliards d’euros porté par Immochan, pourrait bien ne pas voir le jour. Saisie par des associations de défense de l’environnement, la justice a estimé qu’il y avait des lacunes dans l’étude d’impact. Les promoteurs assurent que la construction du mégacomplexe de 280 hectares est simplement reportée.
Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise avait été saisi par plusieurs associations de défense de l’environnement qui refusent la bétonisation de 280 hectares de terres agricoles dans le Val-d’Oise, entre les aéroports franciliens de Roissy et du Bourget.
Pour la première fois depuis le début de la contestation, la justice administrative a donné raison aux opposants : elle a annulé l’arrêté préfectoral du 21 septembre 2016 créant la zone d’aménagement concerté (ZAC) du triangle de Gonesse, portée par l’aménageur Grand Paris Aménagement.
Le tribunal a estimé que l’étude d’impact présentée au printemps 2016 lors de l’enquête publique sur la création de cette ZAC comportait des lacunes, "ainsi que l’avait d’ailleurs relevé l’autorité environnementale dans son avis du 2 mars 2016", écrit-il dans un communiqué.
Contacté par l’AFP, le directeur du développement d’Europacity, David Lebon, a déclaré que cette décision ne portait "pas un coup d’arrêt" au projet. Les promoteurs avaient déjà intégré depuis fin février qu’Europacity ne pourrait pas ouvrir comme espéré en 2024, quand Paris accueillera les jeux Olympiques.
Pour David Lebon, ce nouveau calendrier "laisse du temps pour améliorer les choses". L’annulation de l’arrêté est une "étape administrative" pour Europacity, qui a tweeté que cela "n’impacte pas la volonté des actionnaires de réaliser ce projet d’intérêt national créateur de plus de 10 000 emplois".