Dans le 12ème arrondissement de Paris, un frigo solidaire vient d’être installé par l’association Cap ou pas Cap. Le magasin bio Les Nouveaux Robinsons et les habitants du quartier y déposent chaque jour leurs invendus alimentaires. Le but étant de lutter contre le gaspillage alimentaire mais aussi de venir en aide aux plus démunis.
Des champignons. Voilà ce qu’il reste dans le garde-manger solidaire de l’avenue Daumesnil ce mardi 6 février à 10h dans le 12ème arrondissement de Paris. Pour cause, les plus démunis sont déjà passés, hier soir, entre deux flocons de neige, récupérer les invendus alimentaires déposés par Les Nouveaux Robinsons, la petite coopérative bio qui gère le mobilier.
100 kg de denrées alimentaires revalorisées chaque mois
Le concept est simple : un frigo et un meuble ont été déposés devant le magasin par l’association Cap ou pas Cap, à l’origine du projet. Tous les jours, Les Nouveaux Robins y dépose ses invendus alimentaires. Les habitants et les commerçants peuvent aussi participer à ce geste solidaire. Et tout le monde peut récupérer les produits qui y sont stockés.
Ce frigo solidaire est le deuxième du genre à Paris. Il a été installé en décembre, 6 mois après celui de la rue Ramey, dans le 18ème arrondissement. Et ses débuts sont prometteurs. Selon Gaëtane, qui gère le projet pour Cap ou pas Cap, 100 kg de denrées alimentaires ont été revalorisés chaque mois depuis décembre.
Moins de honte que de faire les poubelles
"Les aliments partent rapidement, on voit que les habitants du quartier commencent à se l’approprier", témoigne-t-elle, "ils peuvent y déposer les denrées en partant de vacances par exemple".
"Les garde-manger ont trois objectifs. C’est de lutter contre le gaspillage alimentaire, créer du lien social et venir en aide aux plus démunis. Pour l’instant le profil des gens qui en bénéficient varie, il y a des gens de l’immeuble d’à côté, des personnes qui n’ont pas les moyens d’aller faire leurs courses tous les jours, mais aussi celles qui faisaient les poubelles avant. Ici, au moins, elles ont moins honte de venir piocher dans le frigo", explique Gaëtane.
L’objectif est d’implanter 100 autres frigos solidaires dans la capitale d’ici 2020, en visant, toujours, des petits commerces non concernés par la loi anti-gaspillage alimentaire. Cette dernière oblige les grandes surfaces à contracter des partenariats avec des associations pour revaloriser leurs invendus alimentaires.
Marina Fabre @fabre_marina