[VIDEO] Les taxis du futur Sea Bubbles survoleront bien la Seine

Cinq taxis volants devraient être testés par le grand public à Paris à l'été 2018. - ©SeaBubbles
Cinq taxis volants devraient être testés par le grand public à Paris à l'été 2018. – ©SeaBubbles

La situation s’est enfin débloquée. Les Sea Bubbles, ces taxis électriques volants, pourront être testés par le public, sur la Seine, dès 2018. Leur créateur, le navigateur Alain Thébaut, avait en octobre préféré les expérimenter en Suisse face à la lourdeur administrative française, aux restrictions de vitesse et au coût démesuré. Anne Hidalgo a mis les bouchées doubles pour le rattraper.

La réputation de Paris est sauve. Les taxis électriques innovants seront bien expérimentés dans la capitale. « Les navettes fluviales volantes Sea Bubbles sont en bonne voie d’être testées à Paris en 2018 ! Nous engageons un travail avec l’État et tous les acteurs concernés afin de lever les freins qui empêchaient cette expérimentation », a ainsi tweeté Anne Hidalgo, la maire de Paris, le 28 novembre, quelques mois seulement après avoir testé, en avant première, ces taxis volants. 

Lourdeur administrative
Depuis octobre, la polémique enfle. Le navigateur Alain Thébaut, créateur des Sea Bubbles devait en effet lancé une expérimentation, ouverte au grand public, en septembre. Or,  il a annoncé se tourner vers la Suisse pour faire son test. En cause ? La lourdeur administrative française et les coûts financiers. 
« Le Port de Paris nous a demandé 1000 euros par jour, sans les frais d’électricité pour installer le dock d’attache des Sea Bubbles« , expliquait-il à Novethic. Or, en Suisse, « nous sommes accueillis à bras ouverts par la Présidente (Doris Leuthard, ndr), les usines et tout l’écosystème environnant », soulignait-il.
Les Sea Bubbles pourront voler à 30 km/h au lieu de 12 
Autre problème : la vitesse. Selon la réglementation prévue, les Sea Bubbles ne pouvaient pas dépasser les 12 km/h sur la Seine. Or, leur intérêt est de désengorger les routes classiques. Si le trajet est plus long sur les voies navigables qu’en voiture, cela limite quelque peu leur avantage. À l’issue d’une réunion représentant tous les services concernés-ministère des Transports, mairie de Paris, Voies navigables de France, Ports de Paris…- la décision a été prise de permettre aux Sea Bubbles de naviguer à 30 km/h.
Pour rappel, les Sea Bubbles poursuivent un objectif « zéro émission de CO2, zéro bruit et zéro vague ». Grâce à deux moteurs électriques situés dans la coque, elles peuvent voler au-dessus de l’eau « en utilisant le phénomène de portage hydrodynamique ». Une mobilité d’avenir que son créateur , Alain Thébaut, espère rendre accessible au plus grand nombre en l’incluant, pourquoi pas, dans la carte Navigo des Franciliens. 
Marina Fabre @fabre_marina

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