L’institut Respeco a établi une liste des pays les plus ouverts en matière de responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Si les nations européennes archi-dominent le classement, l’Afrique et l’Asie semblent se porter de plus en plus vers ce concept.
La Suède, la Finlande et la Norvège sont les États les plus favorables à la Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). C’est ce qui ressort du classement mondial (1) des pays en fonction de leur ouverture à la RSE. Il a été réalisé par l’institut Respeco, le centre de ressources et de recherche du World Forum for responsible economy qui se tiendra cette année à Lille les 17, 18 et 19 octobre prochain.
La France arrive en 7e position, juste derrière la Suisse. Il faut attendre la 24e place pour trouver un pays non-européen, en l’occurrence l’Australie, qui se glisse entre la Pologne et la Hongrie. Les États-Unis occupent une 151e place qui s’explique en partie par le refus de ratifier un certain nombre de traités internationaux. "Un classement en fonction des États fédérés aurait sans doute donné un résultat contrasté", précise l’institut.
Turkménistan, Brunei et la Somalie en fin de liste
En Afrique et en Asie, "la RSE ne semble pas encore être prise suffisamment en considération par les États". Certains pays comme le Bhoutan (33e), pays du Bonheur National Brut, tirent toutefois leur épingle du jeu. Tout comme le Burkina Faso (38e) ou le Sénégal (44e). Des places qui témoignent des évolutions que connaît ce continent. Enfin, le Turkménistan, Brunei et la Somalie ferment le classement.
"De nombreux indicateurs donnent déjà la mesure de l’engagement des entreprises dans la responsabilité sociétale. Mais il n’en existait pas, jusqu’à présent, pour évaluer les pays en fonction des conditions qui permettent et encouragent le développement de la RSE", explique l’institut.
Le classement est fondé sur un "indice composite" de six indicateurs établis en coopération avec la Chambre de commerce et d’industrie des Hauts-de-France et avec le concours de Geert Demuijnck (Edhec Business School). On y trouve par exemple l’indice de performance environnemental des universités de Yale et Columbia, l’indice de perception de la corruption de Transparency, ou encore le taux de ratification des conventions fondamentales et de gouvernance de l’Organisation internationale du travail (OIT).
Béatrice Héraud, @beatriceheraud
(1) Le classement est à retrouver ici