En menaçant d’écarter les 600 signataires dénonçant l’emprise du groupe Bolloré sur le cinéma français, Canal+ a provoqué un séisme à Cannes. Au-delà de la polémique politique, l’affaire révèle surtout une fragilité majeure du cinéma français : sa dépendance économique à un groupe devenu incontournable.
Il n’a fallu que quelques phrases pour jeter un froid sur la Croisette. Dimanche 17 mai, lors d’un brunch organisé en marge du Festival de Cannes, Maxime Saada, président du directoire de Canal+, a…