La Banque de France s’inquiète de l’augmentation des risques pesant sur le système financier français. Le réchauffement climatique et la cybercriminalité font notamment partie des risques qui montent et qui atteignent une probabilité élevée, selon la banque centrale. Elle préconise un suivi plus global de ces menaces, pour en atténuer les effets.
Le réchauffement climatique, notamment, entre de plus en plus dans le radar des autorités de réglementation. La Banque de France pointe aussi bien le risque de dommages physiques que le risque d’ajustement de l’économie pour passer à un modèle bas carbone, comme étant facteurs de déstabilisation potentielle des banques et assurances. "Certaines institutions financières ont commencé à mieux appréhender et suivre ces risques, il est désormais souhaitable que le suivi et la gestion de ces risques se systématise à l’échelle de l’ensemble du secteur", préconise la banque centrale.
Il en va de même pour le risque cyber, qui se généralise à mesure que l’activité financière se numérise. Les banques s’orientent de plus en plus vers des modèles digitaux et sont, d’un autre côté, de plus en plus concurrencées par des startups numériques. Ce qui conduit, selon la Banque de France, à rendre ce risque plus systémique qu’il ne l’était. Pour contrer les cybercriminels, elle appelle à une meilleure coopération des acteurs, notamment au niveau international, avec par exemple l’organisation d’exercices de cyber-résilience.
De même, le comportement des marchés financiers, notamment du fait de la valorisation élevée des entreprises et du contexte de taux bas qui pousse les investisseurs à des prises de risques plus importantes, fait peser un risque de plus en plus élevé sur le système.