En 2017, il s’est vendu plus de vélos électriques en France que de scooters

Si tous les Européens pédalaient autant que les Danois, l’Union européenne parviendrait à réduire ses émissions de 12 % à 26 % en 2050. - @Pixnio
Si tous les Européens pédalaient autant que les Danois, l’Union européenne parviendrait à réduire ses émissions de 12 % à 26 % en 2050. – @Pixnio

Les ventes de vélo à assistance électrique (VAE) ont presque doublé en 2017 et représentent désormais 10 % du marché du vélo en France. Une véritable révolution dans la façon de se déplacer, et une excellente nouvelle pour la planète. Malheureusement, le gouvernement peine à suivre.

L’an dernier, il s’est vendu quelque 255 000 vélos à assistance électrique (VAE) dans l’Hexagone, sur 2,78 millions de vélos. Un nombre multiplié par deux sur un an et qui atteint presque celui des motos et scooters cumulés. Le vélo électrique participe ainsi à l’engouement des Français pour une mobilité plus douce.
Si le report modal entre la voiture et le vélo classique reste faible, autour de 20 %, le VAE réussit à séduire plus d’automobilistes. Selon le cabinet Inddigo, 70 % des acheteurs d’un vélo à assistance électrique auraient ainsi abandonné leur voiture pour les trajets domicile-travail.
Une prime à l’achat revue largement à la baisse
Une bonne nouvelle pour la planète puisque la Fédération européenne des cyclistes a calculé que le bilan carbone du VAE est de 22 grammes de CO2 par kilomètre (gCO2/km), contre 101 gCO2e/passager/km pour le bus et 271 gCO2e par passager-kilomètre pour la voiture, soit 12 fois plus. Selon ces experts, si tous les Européens pédalaient autant que les Danois, l’Union européenne parviendrait à réduire ses émissions de 12 % à 26 % en 2050.
Un objectif qui semble toutefois difficile à atteindre dans l’Hexagone avec seulement 4 % des Français qui se déplacent en vélo, contre 24 % au Danemark. D’autant que le gouvernement a durci les conditions pour obtenir la prime d’Etat de 200 euros pour l’achat d’un VAE. Désormais, seuls les ménages non imposables peuvent en bénéficier. L’allocation pour 2018 s’élève ainsi à 5 millions d’euros, dix fois moins que le montant acquitté en 2017.
Concepcion Alvarez, @conce1

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